L'arrivée du cortège sur la place de Terreaux, à Lyon, le 24/11/2018 On parle d'environ trois mille personnes à Lyon et près de cinquante mil dans toute la France à avoir manifesté le 24 novembre 2018 pour dire stop aux violences faites aux femmes. J'ai vu des pancartes avec des mots qui me parlent : "FUCK THE PATRIARCAT" ou "RAZ LE VIOL" ou "COUPON LE MÂLE À LA RACINE" J'ai vu un homme qui marchait en portant sa petite fille sur le dos, comme un vrai symbole de renouveau. J'ai vu une fille magnifique au cheveux extrêmement courts qui avait attachée un foulard violet autour de sa tête avec le grand noueux sur son front... comme dans les vielles photos féministes. J'ai entendu des chansons gaies, une bienveillance et un bonheur d'être-là malgré la gravité du sujet. J'ai vu des gens qui ne participaient pas à la manifestation mais qui encourageaient le cortège par des applaudissement ou en brandissa...
"Quelque chose dans leurs yeux qui fait mal, qui fait mal" chante Johny dans mes oreilles. Lui il chante "pour ceux qui sont loin de chez eux" avec Montserrat, sous la plume de Michel Berger; mais moi je pense à la manif à Paris, et donc plutôt à celles qui ont dans leurs yeux qui ne va pas. Souffrance. Violence. Machisme. Soumission psychologique. Parce que j'ai vu ce que pouvait être un homme en colère, un homme qui n'arrive pas à gérer ses émotions ou son agressivité. Parce que je regrette, malgré toute les bonnes explications que j'ai pu avoir pour moi même, de ne pas avoir appelé les flics il y a des années lorsque j'ai entendu ma voisine (que je ne connaissais pas du tout) crier. Parce que ça effraye toujours. Parce qu'il ne faut PLUS se TAIRE. Ni se laisser faire. Je serais bien allée à la manif à Paris ... si seulement ce n'était pas si loin. #sauvonsles